[La CDthèque d'Anima] Super Pony World: Fairytails de Vylet Pony

Posté le 17/11/2020 à 17h00 par Anima
 0    

Bonjour, amis poneys (bon sang, ça fait longtemps que je n’ai pas écrit cette phrase) ! Je ne vais pas vous embêter très longtemps avec ma vie, mais pour faire simple, une des raisons de mon manque d’écriture sur Le Poney Blanc est le fait que j’ai rejoint l’équipe d’un webzine Metal pour y parler musique, ce qui fait que mon envie d’écriture est plutôt partie là-bas, tandis que je me contente à LPB de participer aux lives. Néanmoins, à force de ne parler que de Metal (et quelquefois de poneys, merci les musiciens de la scène brony), j’ai parfois envie d’aller sur d’autres styles musicaux et vu que le fandom commence à être quand même bien rempli d’un point de vue albums de musique, je me suis dit « Anima, pourquoi tu n’irais pas écrire des chroniques d’albums brony sur LPB ? » et pouf, vous voici avec cet article sous les yeux.

 

Et du coup pour lancer ce qui j’espère sera une série d’articles au rythme de sortie complètement aléatoire, j’ai choisi de parler d’une sortie récente (le 21 octobre précisément), l’album Super Pony World : Fairytails de Vylet Pony.

Ma découverte de la musique de Vylet Pony remonte à assez loin quand même, c’était en 2014 avec le morceau "Fall to the Clouds" et si par la suite j’ai été marquée ponctuellement par quelques-uns de ses morceaux, je ne m’étais jamais vraiment plus penchée que ça sur les créations de l’artiste. En fait, ce n'est que depuis fin 2019 que je me suis sérieusement intéressée à ce qu’elle fait, car je m’étais mis à écouter des albums sur Spotify, et j’avais vu que des albums brony étaient disponible dessus. J’ai été me faire un album par curiosité et… disons simplement que si je devais faire un top de mes albums d’Électro favoris, son album Mystic Accoustics y figurerait. Donc même si mon amour pour ses créations est assez récent, j’ai quand même bien poncé certains de ses albums (surtout "Mystic Accoustics" et "Homeward").

 

 

Mettons ma vie de côté un instant. La musique de Vylet Pony est assez polymorphe selon les albums. On retrouve pêle-mêle dans ses travaux de la Dubstep, de l’Ambient, de la Pop, de l’IDM, de la Chiptune… Donc, qu’allons nous retrouver sur Fairytails (parce que bon, ce serait bien d’en venir au sujet de ce texte après trois paragraphes) ? Et bien globalement, la musique de l’album se trouve un peu la croupe entre deux chaises, entre de l’Électro-Pop et de la Synthpop, et encore c’est vraiment pour donner une fourchette assez large. Donner une étiquette bien précise à l’album n’est dès lors pas une chose aisée.

J’ai même envie de dire que rien qu'écouter l’album pour l’analyser et écrire cet article n’étaient pas chose aisée. Je ne l’ai pas encore dit ici, mais c’est qu’en plus d’être assez dense et très diversifié, l’album est un mastodonte qui cumule 2h50 de musique ! Ça n’a juste aucun sens ! Et nonobstant (et je crois que rien que cet exploit seul mérite d’être salué), à aucun moment je ne me suis ennuyé, et pourtant je me suis déjà enfilé une bonne dizaine d’écoutes, d'une traite et en entier, sans compter les fois où je n'écoutais que quelques pistes en aléatoire, et je prends toujours le même plaisir à l'entendre.

 

Mais revenons un peu à l’étiquette, parce que si on peut donner un genre suffisamment vague pour englober le style de l’album, on trouve énormément de variations entre les morceaux et même dans les morceaux.
À tout moment, on va avoir des petits instants amenants des éléments inattendus, ici ça va être un ralentissement de tempo pour un interlude typé Jazz, là ça va être un gros coup de Darksynth pour dynamiser le tout, ou là encore on va avoir un passage Chiptune entêtant qui va sortir de nulle part. Et c’est clairement cette évolution constante au sein des morceaux qui va donner tout son sel à l’album, et surtout l’empêcher de devenir ennuyeux au bout d’une heure.

 

 

Autre aspect qui pour moi donne toute son identité à l’album, c’est l’ambiance générale qui s’en dégage. Si il y a derrière toute une histoire (normalement fournie avec le téléchargement sur Bandcamp, mais je n’y ai pas eu accès vu qu’elle n’est pas encore finie à l’heure où j’écris ces mots) qui se ressent à travers les différents morceaux et dont les atmosphères changent assez régulièrement, il ressort surtout de ces presque trois heures, une espèce de douce nostalgie qui certes est inhérente au genre de la Synth, mais qui est renforcée par certains éléments. Outre donc tous les passages Synthwave, Synthpop, Retrowave ou Chiptune qui font forcément appel à la nostalgie de par leurs codes, on retrouve des sonorités semblant venir d’un autre temps. Par exemple, l’intro de "Serpent Dance" me fait énormément penser à la musique d’un Zelda de la Nintendo 64, "Street Rat" utilise un son de basse rappelant la Megadrive (on retrouve vraiment un aspect vieille OST de jeu vidéo par moments), "They Say" c’est totalement de la Dance des années 2000. Enfin voilà, vous avez l’idée, et vraiment cet aspect nostalgique n’est absolument pas là pour faire genre « Hey c’était mieux quand tu étais plus jeune, t’as vu le passé c’est trop bien » mais participe vraiment à conditionner l’écoute et me donne l’impression d’être dans un petit cocon à chaque fois. Ajoutez à cela le fait que certaines mélodies sont répétées un peu partout sur l’album, et on tient là un résultat qui donne l’impression d’être en-dehors du temps.

 

La seule critique vraiment négative que je pourrais faire à cet album, c’est qu’on se retrouve avec un certain nombre de morceaux pas forcément marquants. Toutefois, dans l’écoulement de l’album ils font absolument le travail qu'on leur demande, et permettent de rester accroché à l’album entre ses fulgurances.
N
iveau morceaux qui valent le détour, il y en a un certain nombre et je vais rapidement passer sur quelques-uns pour finir ma petite chronique de cet album. Tout d’abord, "Serpent Dance", j’ai passé beaucoup trop de temps à me mettre ce morceau en boucle sur YouTube avant la sortie de l’album et avec son chant doucereux et ses mélodies bondissantes et entraînantes, ça reste un tube incroyable. Ensuite, "Verdure Event" qui semble tout droit sorti de la bande-son d’Hotline Miami et qui donne un bon coup dans la nuque avec sa Synthwave bien vénère. Et en parlant de morceau vénère, "Hyrfaas" défonce tout en foutant un gros coup de boost après une intro très atmosphérique à la Vangelis. Ou encore, ce "Scapeghosts" qui intègre des éléments typiquement Hard FM des années 80 avec en plus le chant ultra-énergique de Prince Whateverer qui colle des frissons de plaisir. À côté de ça, "Dream Stage", avec son ambiance de chant de marin et la prestation vocale de Vylet complètement folle est assez inoubliable aussi, et que dire du mastodonte qu’est "Medley of Visions" ? Vingt minutes qui auraient pu être un EP à elles seules, mais qui finissent comme un des moments de bravoure de l’album, ça n’a aucun sens mais bon sang que c’est jouissif. Je pourrais continuer comme ça, à citer mes morceaux favoris comme "The Colossus", "Dance With the Devil", "Hoofprints", "The Bard" ou d’autres encore, mais ce paragraphe commence déjà à être long et je sens que je vais perdre un ou deux lecteurs, là, donc je vais conclure.

 

J’attendais beaucoup ce Super Pony World : Fairytails, les morceaux sortis en avance me hypaient énormément et la promesse d’avoir quasiment trois heures de la même chose était juste appétissante au possible. Et clairement, l’album a su se montrer à la hauteur de mes attentes et figure fièrement dans le petit cercle des albums de l’année pour moi. D'ailleurs, si vous souhaitez vous le procurer, voici le lien vers la page Bandcamp de l'album. Il est normalement disponible sur les plateformes de streaming habituelles ; par contre, sur Spotify (et peut-être les autres plateformes, mais vu que je ne les utilise pas, je ne peux l'affirmer) il n'y a que la première moitié de l'album actuellement disponible, suite à un problème de diffusion qui normalement sera réglé dans le futur.

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne écoute, et n'oubliez pas, manger de la musique, c'est important.

 

Catégories
Médias | Musique

Commentaires